Elye Wahi (23 ans, 12 matchs et 5 buts en L1 avec Nice cette saison) a connu un retour tendu au Vélodrome, le 26 avril, lors du match nul entre Marseille et Nice (1-1) en Ligue 1. Pris en grippe par le stade, provoqué par ses ex-coéquipiers, notamment Gernonimo Rulli, Facundo Medina et Leonardo Balerdi, l'attaquant niçois a répondu en fin de match en égalisant d'une superbe panenka. L'international ivoirien a expliqué la raison de son geste dans les colonnes de L'Equipe.
"Dans les grands moments, il faut faire des grandes choses. Je n'en fais pas tout le temps, des panenkas, mais c'est un geste que je maîtrise et j'étais sûr de la réussir. Avec la confiance que j'avais à ce moment-là , personne n'aurait pu m'empêcher de la réussir. Au départ, c'est surtout à cause de Rulli, car à l'entraînement, à l'OM, il m'en avait arrêté pas mal. J'étais certain qu'il partirait sur sa droite. J'aurais pu frapper sur sa gauche, mais j'ai voulu faire un truc qui sorte de l'ordinaire, qui marque les esprits. Je savais que ce retour au Vélodrome ne serait pas facile pour moi connaissant les lascars, mais à ce point-là , je ne pensais pas", a reconnu l'ancien Marseillais.
Les tensions ont d'ailleurs été un peu trop élevées à son goût. "C'est vrai que c'est allé loin, et de mon côté aussi, car je ne me suis pas laissé faire. Pourtant, je n'ai jamais eu de problèmes avec personne, dans aucun vestiaire. Et puis Medina, ma mère l'aime bien, en plus. Et moi aussi, je les aime bien, ces joueurs. Je n'ai pas eu d'explication et je ne leur en ai pas demandé. Quand on te chambre durant tout un match, il faut répondre sur le terrain et c'est ce que j'ai fait", a justifié Wahi.