Marseille respire enfin. Après cinq défaites consécutives toutes compétitions confondues, l’OM a renoué avec la victoire en s’imposant à Troyes (0-2), ce dimanche au Stade de l’Aube, en clôture de la 6e journée de Ligue 1.
L’OM monopolisait rapidement le ballon mais peinait énormément à accélérer face à un bloc troyen compact. Les premières situations étaient même à mettre au crédit de l’ESTAC, avec notamment une tête de Monfray repoussée par la barre transversale. Marseille tentait de répondre par Igor Paixão, dont l’enroulé passait de peu à côté, mais la domination phocéenne restait très stérile malgré une possession largement à son avantage.
Le rythme retombait ensuite franchement, avec deux équipes très prudentes et peu inspirées dans les trente derniers mètres. Troyes continuait de menacer sur quelques centres, tandis que les hommes de Bruno Genesio commençaient seulement à hausser le ton en fin de période. Abdelli se procurait finalement la meilleure occasion marseillaise sur une frappe dans la surface, mais Diop sauvait les siens sur sa ligne. Une première période fermée et assez pauvre entre deux formations en manque de confiance.
Marseille trouvait finalement la faille au retour des vestiaires. Bien lancé sur la gauche, Emerson adressait un centre précis au second poteau pour Harit, totalement oublié par la défense, qui ajustait Beach à bout portant (0-1, 50e). Troyes tentait immédiatement de réagir avec une frappe de Mille à côté, mais l’OM gérait ensuite son avantage sans réellement chercher à accélérer, tandis que Genesio faisait rapidement tourner avec les entrées de Maupay, Abdallah puis Nnadi.
Les Troyens jetaient leurs dernières forces dans la bataille et faisaient trembler Marseille dans le temps additionnel. Ripart trouvait le poteau sur une reprise dans les six mètres, puis Batola plaçait une tête juste à côté. L’OM survivait avant de tuer définitivement le suspense : Moumbagna profitait d’une erreur de Junior Diaz et obtenait un penalty face à Beach, transformé sans trembler par Abdelli (0-2, 90e+8). Un succès sans éclat, mais ô combien précieux pour des Phocéens qui stoppent enfin leur mauvaise série.