Contraint de l'emporter pour rester à hauteur de Marseille, l'Olympique Lyonnais - en supériorité numérique pendant toute la dernière demi-heure - n'a pas réussi à s'imposer sur la pelouse du Havre (0-0) ce dimanche, dans le cadre de la 24e journée de Ligue 1.
Quel début de rencontre ! Après un petit quart d'heure de jeu, le tableau d'affichage aurait déjà pu afficher 2-2 puisque Soumaré et Gourna-Douath ont eu deux balles de but, joliment repoussées par Descamps, tandis qu'Endrick a raté le cadre avant de trouver Diaw sur sa route. Le tout dans une superbe ambiance au Stade Océane, un peu plus bruyant à chaque geste technique de Boufal. Et encore plus lorsque les spectateurs ont cru voir Niakhaté dévier le ballon dans sa propre cage !
Plus de peur que de mal, au final. Même chose pour la cheville de Tolisso, laquelle a tourné après un contact avec Koffi. Pas de quoi décontenancer l'équipe lyonnaise, de retour à l'offensive avec une nouvelle situation dangereuse pour Abner, mis en échec par Diaw, décidément dans un bon jour. Un premier acte ouvert et plaisant, vous l'aurez compris, conclu sur un nouvel arrêt énorme du portier havrais devant Endrick, auteur d'un superbe enchaînement.
La seconde période a démarré sur les mêmes bases que la première, avec un superbe retourné de Morton, détourné par Diaw sur son poteau ! Idem pour Boufal dans la foulée, après avoir fait des misères à Hateboer ! Jusqu'au tournant de la rencontre, peu avant l'heure de jeu, lorsque Endrick a malicieusement provoqué l'expulsion de Zagadou. Et pourtant, c'est bien le HAC qui s'est montré dangereux par la suite, avec un nouveau poteau trouvé par Nego, sur un caviar de Boufal !
En bons guerriers, les hommes de Didier Digard ont bien résisté. Face à des Gones fatigués, et incapables de mettre Diaw en danger. Au final, un match nul plus que mérité pour les Havrais, qui s'éloignent de la zone rouge, tandis que l'OL voit Marseille prendre deux points d'avance avant de recevoir le Celta Vigo jeudi, en huitième de finale retour de la Ligue Europa. Et gare aux poursuivants, puisque l'AS Monaco n'est plus qu'à quatre longueurs…