le 01/04/2026 à 12h00

Italie : la presse fataliste

Nouvelle désillusion pour l’Italie, battue par la Bosnie-Herzégovine (1-1, 1-4 t.a.b.) mardi et absente de la Coupe du monde pour la troisième fois consécutive. Mais peut-on vraiment parler de choc ? La presse transalpine, désabusée, semble ne plus rien espérer d’une Squadra Azzurra qui n’est plus que l’ombre de ce qu’elle a été au début des années 2000.

"Quel désastre !", a par exemple titré La Gazzetta dello Sport, avant de nuancer le séisme dans un édito on ne peut plus réaliste : "La troisième apocalypse est terrible, car tu en as deux derrière toi. Elle a perdu le sens du choc, de la catastrophe imprévisible. Elle devient la normalité". Même son de cloche dans La Repubblica : "Le drame est que ce n’est plus un drame, mais une habitude. Voilà ce que nous sommes. Nous sommes un peu plus que rien et nous sommes dehors. (…) Plus qu’une honte, c’est une disparition".

"Depuis la finale 2006, vingt ans de déceptions et de chutes pour l’Italie. L’absence du Mondial devient une règle : c’est le reflet d’un crise infinie", pointe du doigt La Stampa, tandis que Tuttosport invite "tout le monde à partir". "Le troisième Mondial en tant que spectateurs doit porter des conséquences à tous les niveaux", poursuit le journal turinois. "Tous à la maison", et non en Amérique, conclut le Corriere dello Sport.
(Par Gilles Campos)
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