Au sortir de la Coupe du monde 2022, lorsque l'avenir de Didier Deschamps à la tête de l'équipe de France était remis en cause, Noël Le Graët avait catégoriquement écarté la nomination de Zinédine Zidane au poste de sélectionneur. "La question ne s’est jamais posée parce que Didier Deschamps obtenait des résultats exceptionnels", a justifié l'ancien président de la Fédération française de football, ce mardi, dans les colonnes d'Ouest-France. "Mon rôle était de protéger mon sélectionneur. À ce moment-là , Didier souhaitait continuer et il n’y avait aucune raison de changer. Je l’ai rencontré, nous avons discuté et nous sommes tombés d’accord sur une prolongation de quatre ans. (...) Je ne regrette absolument pas cette décision", a assuré l'ex-dirigeant.
Ses propos sur "Zizou", à l'époque, avaient précipité sa chute. "Si Zidane a tenté de me joindre ? Certainement pas, je ne l'aurais même pas pris au téléphone. (...) Je n'en ai rien à secouer, il peut aller où il veut", avait-il déclaré. Néanmoins, Le Graët estime que le Ballon d'Or 1998 dispose de toutes les qualités nécessaires pour amener (ou conserver) l'équipe de France au sommet. "Quand un entraîneur français a eu ces résultats et qu’il bénéficie d’une telle aura dans le football mondial, son nom s’impose naturellement dans la réflexion. Après, encore une fois, je ne sais pas ce qui a été décidé ou non. Mais personne ne peut nier qu’il a le profil pour diriger l’équipe de France", a-t-il conclu.