Le RC Lens a validé son billet pour la finale de la Coupe de France en dominant Toulouse (4-1), ce mardi, lors de la première demi-finale. Le club artésien défiera Strasbourg ou Nice, le 22 mai au Stade de France.
Bousculés sur la première situation toulousaine avec une reprise manquée de Dønnum, les Lensois ont pourtant rapidement pris les commandes. Après un tacle en retard de Diop sur Thauvin, M. Delajod revenait à la VAR pour accorder un penalty logique, transformé avec sang-froid par le champion du monde 2018 (1-0, 9e). Lancé, le RCL faisait rapidement le break : trouvé plein axe par Thauvin, Saint-Maximin effaçait son vis-à -vis avant de décocher une frappe sèche qui laissait Haug sur place (2-0, 18e). Bollaert poussait fort et Lens semblait alors filer sur un tempo idéal pour accrocher une première finale dans l’épreuve depuis 1998.
Mais les Sang et Or se compliquaient ensuite la tâche tout seuls. Sur une relance très risquée de Risser vers Baidoo, l’Autrichien perdait le ballon sous le pressing toulousain et Hidalgo en profitait pour relancer immédiatement le suspense d’un tir à ras de terre (2-1, 21e). Toulouse retrouvait alors un peu d’air, sans véritablement reprendre le contrôle. Plus incisifs dans les couloirs, les hommes de Pierre Sage repartaient de l’avant et Abdulhamid faisait très mal côté droit. Après un nouveau débordement du piston saoudien, Udol surgissait devant le but pour redonner deux longueurs d’avance au Racing (3-1, 35e). Un premier acte quasi parfait pour Lens.
Au retour des vestiaires, le rythme retombait un peu mais Lens restait maître de son sujet. Édouard se procurait une première situation dans la surface, Saint-Maximin continuait de provoquer et les Toulousains peinaient à ressortir proprement face au pressing nordiste. Sans vraiment accélérer, le club artésien gardait la main et empêchait le TFC d’installer la moindre révolte, avec un bloc toujours aussi agressif dans la récupération.
La demi-finale basculait définitivement dans le dernier quart d’heure. Sur un coup franc de Thauvin mal repoussé par Haug, Abdulhamid suivait parfaitement et remettait pour Thomasson, qui marquait à bout portant pour tuer tout suspense (4-1, 74e). Dans la foulée, Pierre Sage faisait tourner, Bollaert se mettait déjà à chanter son bonheur et Toulouse baissait les bras. Solide, efficace et porté par un public incandescent, Lens rejoint la finale avec autorité.