Le Brésil se rassure un peu. Même sans briller, la Seleção a largement remporté son deuxième match en Coupe du monde contre Haïti (3-0), ce samedi au Lincoln Financial Field de Philadelphie. Pratiquement qualifiés, les coéquipiers de Vinicius Junior éliminent leurs adversaires du jour dans le groupe C.
Dans un début de partie rugueux, les Haïtiens n'ont pas eu froid aux yeux, mais ils ont failli se faire punir sur la première occasion brésilienne. Heureusement pour les Grenadiers, Raphinha était hors-jeu sur l'ouverture en profondeur de Guimarães et son but n'a pas compté. Laborieuse, la Seleção a quand même fait le nécessaire pour prendre l'avantage avant la fin du premier quart-temps, grâce à un Cunha opportuniste pour pousser le ballon au fond des filets (1-0, 24e).
Sans avoir été ridicule, Haïti a été rattrapé par ses limites, à l'image d'une perte de balle évitable de Casimir au milieu de terrain, transformée en but sept secondes plus tard, sur une transition parfaitement négociée par Vinicius à la passe et Cunha à la conclusion, encore une fois (2-0, 36e). De quoi rassurer les Auriverde, qui ont quand même perdu Raphinha, blessé et remplacé par Rayan avant la pause.
Mais les Brésiliens ont conservé leur efficacité, et même s'ils n'ont pas récité un football brillant, ils se sont définitivement mis à l'abri lorsque Vinicius, parti dans le dos de la défense, a fructifié la belle ouverture en profondeur de Paqueta (3-0, 45e+3). Déjà que le rythme n'était pas bien élevé en première période, les Brésiliens ont encore plus levé le pied en seconde. Haïti a pu s'exprimer un peu plus, et sur corner, Adé aurait pu réduire l'écart. Mais Alisson s'est montré vigilant sur sa ligne.
Côté Brésil, il y a eu des éclairs par à -coups (une frappe de Martinelli sur la barre mais un hors-jeu au départ ; un but d'Endrick annulé pour une position illicite également), mais rien de transcendant : la Seleção n'a pas tiré entre le troisième but et la 76e minute. Et ce sont clairement les Haïtiens qui ont montré un meilleur visage sur cette seconde partie du match. Cette nuit, ce sont les dormeurs qui ont eu raison.