L’Olympique Lyonnais a réussi son premier gros test européen de la saison. Les Gones ont dominé Crystal Palace (3-2), ce jeudi au Groupama Stadium, afin d’enchaîner une deuxième victoire en deux matchs de Ligue Europa.
Dans un stade qui a tardé à se remplir du fait de la programmation tôt dans la soirée, l’OL a fait plaisir à ceux qui avaient réussi à venir à l’heure, en ouvrant le score rapidement, sur un ballon mal renvoyé après un corner et repris par Tolisso dans les six mètres (1-0, 8e). Lyon, supérieur à une équipe londonienne assez décevante, a ensuite affiché sa maîtrise, sans avoir la volonté d’accélérer.
Cela nous a valu un rythme relativement bas et pas une seule occasion de but jusqu’à une tête de Sarr - et non une main, comme l’a pensé l’arbitre - détournée par Greif. Côté lyonnais, Nakamura avait fait un sacré boulot sur avant de servir Nuamah, dont la reprise, de près, a été détournée in extremis par Canvot. Mais le Ghanéen a eu plus de réussite sur une action quasi identique, en passant devant Mitchell pour prendre Benitez à contre-pied (2-0, 45e+2).
Métamorphosés à la pause, les Anglais ont immédiatement rallumé la lumière, après une combinaison sur corner. Idéalement servi par Wharton, Pino a tout relancé (2-1, 50e). Le feu dans le camp lyonnais ? Pas vraiment, puisque l’OL a bien réussi à contenir le réveil londonien, et aurait pu reprendre ses deux buts d’avance sur une tête d’Abner claquée en corner par Benitez.
Les Lyonnais sont quand même restés sur un fil, et il a fallu l’explosivité de Greif pour se jeter dans les pieds de Kamada, qui venait de récupérer le ballon à bout portant. Mais ils ont mieux respiré quand Sulc, dans toute sa splendeur, a légèrement dévié la reprise de Nakamura après un centre de Nartey pour prendre Benitez à contre-pied (3-1, 76e).
Cependant, les doutes n’ont pas mis longtemps à réapparaître, après un cafouillage dans la surface rhodanienne qui a souri à Kamada, bien placé pour réduire l’écart (3-2, 81e). Dans une fin de partie décousue, Lyon a raté l’occasion de se remettre à l’abri, puis il a fallu une parade spectaculaire de Greif sur une tête de Richards pour permettre à l’OL de conserver ce précieux succès.