Au terme d’un match fermé et longtemps indécis, Lille s’est incliné face à Aston Villa (0-1), ce jeudi, lors du huitième de finale aller de la Ligue Europa au Stade Pierre-Mauroy.
Dans une entame intense mais très fermée, les deux équipes se neutralisaient dans l’entrejeu avec beaucoup d’imprécisions techniques. Le LOSC tentait de mettre de la pression dans les premières minutes, gênant les relances anglaises sans réellement se montrer dangereux. Copieusement sifflé par le public nordiste, Martinez vivait une première demi-heure assez tranquille, tandis que les Villans peinaient eux aussi à trouver des solutions dans les trente derniers mètres. La première tentative intervenait finalement par Rogers, dont la frappe croisée s’envolait au-dessus du but d’Özer.
Peu à peu, Aston Villa prenait davantage le contrôle du ballon et se montrait plus menaçant. Watkins se procurait une première situation intéressante mais manquait son décalage vers Buendia, avant de buter à plusieurs reprises sur un Mandi vigilant dans la surface. L’Algérien s’illustrait notamment par un tacle salvateur devant l’attaquant anglais, alors idéalement placé. Lille réagissait timidement avec une frappe lointaine de Bentaleb contrée par la défense, puis une tête décroisée de Giroud sur un centre de Tiago Santos qui passait de peu à côté juste avant la pause. Une première période globalement verrouillée et pauvre en occasions.
Au retour des vestiaires, le LOSC était rapidement freiné par les coups du sort avec la sortie d’André, puis celle de Perrin, touché à son tour. Aston Villa profitait de cette seconde période plus décousue pour monter en puissance et finissait par faire la différence sur une action pourtant anodine. Sur une longue ouverture de Konsa, Buendia gagnait son duel aérien face à Mbemba et prolongeait de la tête vers Watkins, qui lobait Özer d’un coup de casque subtil à l’entrée de la surface (0-1, 61e). Dans la foulée, les hommes d’Unai Emery passaient même tout près du break, avec une frappe d’Onana venue heurter le haut du poteau puis un face-à -face totalement manqué par Watkins, incapable de profiter d’un contre énorme.
Lille tentait bien de réagir dans le dernier quart d’heure, poussé par un stade Pierre-Mauroy enfin réveillé. Fernandez-Pardo obligeait Martinez à une belle horizontale sur une frappe enroulée, avant que Félix Correia, après un superbe enchaînement dans la surface, ne bute lui aussi sur le gardien argentin, même si le drapeau se levait ensuite. En face, Buendia manquait le cadre sur une reprise acrobatique qui aurait pu tuer tout suspense. Malgré quelques centres et une fin de match plus nerveuse, les Dogues n’ont jamais réussi à vraiment bousculer une équipe anglaise très disciplinée. Un revers frustrant avant le retour à Birmingham.